15 Nov 2017, 00:05

The Phoenix Project

Cette année, il y a 2 contenus pour lesquels j’ai eu un effet “Whaou” :

  • Le hacker, ce héros : comment être un bon growth hacker : si le titre est plutôt mal choisi, la vidéo fait réflechir sur la tendance à l’over-engineering que l’on a tendance à appliquer vs “le juste ce qu’il faut quitte à améliorer plus tard” de la startup ou du hacker. Le code généré n’est peut être pas à l’image de l’état de l’art mais il est en production, permet de vendre le produit et d’avoir des retours. Quand on sort d’un grand groupe pour faire des missions dans des petites structures, cela fait définitivement réfléchir.
  • The Phoenix Project : sous la forme d’une fiction, le livre sensibilise à la transition d’une équipe IT puis d’une entreprise vers une démarche DevOps/Lean/Agile mais pas uniquement pour faire face aux défis que doit relever l’entreprise.

Il y a les 3 principes :

  • 1er principe : maitriser le flux de bout en bout depuis la phase de développement jusqu’à la mise à disposition à l’utilisateur. Pour optimiser ce flux, il faut des petites itérations et avoir en objectif un but global à l’entreprise (et non local à l’IT). Par ailleurs, on évite les retours en arrière dans le processus, cela est signe d’un dysfonctionnement. Il faut voir le flux comme uni-directionnel allant du développement vers l’utilisateur. Les pratiqes associées tournent alors principalement autour de l’intégration continue et du déploiement continu.
  • 2nd principe : avoir une boucle de feedbacks permanente permettant de faire de l’amélioration continue. Cela permet d’améliorer la qualité du code source et de créer/formaliser la connaissance autour du projet. La pratique consiste donc à mesurer/évaluer les différentes étapes et à les faire évoluer au fur et à mesure.
  • 3ème principe : créer une culture qui permet l’expérimentation en permettant la prise de risque & des apprentissages rapides d’une part et d’autre part en considérant que la répétition et la pratique sont requis pour avois plus de maitrise et de confiance dans le process.

Il y a 4 types de travail dans l’IT :

  • Les projets métiers,
  • Les projets internes à l’IT
  • Les changements
  • Le travail innatendu (incidents, activité non planifiée, etc)

Il y a alors 4 enjeux :

  • Identifier et rendre visible ces 4 types de travaux afin de pouvoir s’organiser, estimer son travail et planifier en conséquence,
  • Garder le contrôle / Maitriser le travail innatendu vu qu’il est le plus perturbateur et apporte le moins de valeur. Quand on travaille sur ce travail innatendu, on perd du temps sur les 3 autres types de travaux.
  • Identifier le “Work in process”, à savoir le travail en cours et qui mobilise alors tout ou partie de la chaine de travail. Les analogies avec la gestion d’une usine permettent d’avoir une meilleure vision des choses et rendre nos flux IT plus concrets.
  • Identifier les contraintes et faire en sorte de les réduire/lever.

On retrouve également le thème habituel des démarches Agiles/Lean/DevOps avec tout le travail autour de la notion de valeur pour l’entreprise et pas uniquement pour la partie IT. Il faut se concentrer sur des éléments apportant de la valeur, de petite taille pour ne pas bloquer la chaine et pouvoir être envoyer en production rapidement. Le livre montre également des contre-exemples comme des contraintes de sécurité que l’équipe cherche à s’imposer alors que le risque d’une part est géré par ailleurs (autres départements) et qu’appliquer des correctifs n’apporte aucune valeur à l’entreprise d’une part et d’autre part compromet sa capacité à avancer.

Une statistique intéressante est celle du temps d’attente d’une personne (time wait) : elle rapporte le temps d’occupation au temps de disponibilité d’une personne. Si une personne est dispo à 5050, le taux est de 1 et il faut attendre 1 unité de temps pour qu’elle fasse la tâche dont vous avez besoin. A l’inverse, une personne occupée à 90% a un taux d’attente de 9 unités de temps. Même si la réalisation de la tâche par cette personne est rapide, il vous faudra attendre 9 unités de temps pour qu’elle le fasse. On crée et identifie alors rapidement des goulets d’étranglements dans votre process de création de valeur qu’il faudra traiter. Pour bien donner l’idée, si un process requiert l’intervention de 7 personnes occupées à 90% du temps, il faudra alors 63 unités de temps pour réaliser l’action.

Au final un livre rapide et agréable à livre. Vous pourrez avoir la sensation que le livre raconte votre project actuel (ou des projets passés) à de nombreuses reprises. Vous pourrez alors évaluer les progrès de votre entreprise au regard des transformations opérées dans le livre et voir si vous êtes en phase ou pas.

Plus que juste l’approche DevOps/Lean/Agile, ce que je retiens de ce livre, c’est surtout l’effort d’alignement de l’IT avec les besoins du reste de l’entreprise et que l’on oublie souvent d’une part et d’autre part les analogies avec le monde de l’usine. Nous considérons parfois à tort que l’IT n’a rien à voir avec une usine et l’on voit bien ces dernières années que cela est faux et que le monde industriel peut nous apprendre énormément de choses et nous faire gagner un temps précieux et ainsi être plus performant et au service des besoins de l’entreprise.

13 Nov 2017, 22:25

De Dotclear à Hugo

Je n’ai jamais eu trop de choses à reprocher à Dotclear au cours de mes nombreuses années d’utilisation pour ce blog ou celui des enfants. Les fonctionnalités attendues étaient là, quelques plugins ici ou là, un thème et ça fait l’affaire. Pas obligé non plus de mettre à jour tous les 4 matins comme pour wordpress.

Néanmoins, avec l’avenir de plus en plus incertain de dotclear avec une équipe réduite à 1 développeur et le souhait de voir le blog des enfants passer en mode statique pour en garder une trace, il a bien fallu trouver des alternatives.

J’aurais pu certes capitaliser sur Grav que j’utilise pour d’autres projets mais cela demandait toujours d’avoir du PHP. Je me suis alors tourné vers les générateurs statiques. J’avais déjà gouté à Pelican il y a quelques années. J’ai lu le billet de Nicolas qui faisait l’éloge d’Hugo. Un autre projet potentiel utilisait Hugo également et enfin, mon fils ainé s’appelant Hugo, il n’en a pas fallu beaucoup plus pour choisir d’évaluer ce moteur.

Quelques tests plus tard, c’était validé. Restait alors à migrer les contenus. Pas grand chose ne supporte une migration depuis Dotclear de prime abord. J’ai tenté de passer par des solutions intermédiaires (Wordpress ou même Pelican qui a un import Dotclear) mais le résultat n’était pas là. J’ai alors cherché des imports autour du format RSS/Atom - après tout, quoi de plus standard qu’un format Atom/RSS pour assurer la reprise de contenus ?

Je suis alors tombé sur Jekyll Import et plus particulièrement son module RSS. Hugo disposant de son import depuis Jekyll, je pensais avoir trouvé la solution. Toutefois, les catégories/tags n’étaient pas correctement repris.

Ce qui devait arriver, arriva, je développais feed2hugo en quelques soirées. C’est un script python qui prend un flux RSS/Atom en entrée et qui crée les entrées Hugo qui vont bien en considérant le contenu html. C’est simple et basique et ça fait le boulot attendu.

Même si je ne suis pas encore satisfait des thèmes retenus, les blogs ont été migrés. Il faudra que je prenne un peu de temps pour le rendre plus conforme à mes attentes. En outre, j’ai profité de cette migration pour me former aux pratiques d’intégration continue et de déploiement continu (CI/CD) avec Gitlab pour automatiser la génération du site et son déploiement. Avec le versionning dans git, je dois admettre que la rédaction de contenus est moins désagréable que ce que je pensais au départ grâce à cette automatisation.

12 Nov 2017, 22:25

Ce que j'ai appris en créant mon entreprise - la série - épisode 3

La “semaine dernière” (hum), je vous parlais de bien définir son projet et du syndrome de l’imposteur. Je vais revenir sur cette idée avec l’éclairage de récents événements.

Pour redonner une définition du syndrome de l’imposteur :

Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre.

Qui ne l’a jamais vécu ? Suffit que vous soyez un tantinet exigeant ou que vous ayez comme référence des bons développeurs et là vous êtes cuits. Ce fut mon cas, cela l’est encore de temps à autre mais la bonne nouvelle est que cela se soigne. Le remède peut exister de façon directe ou indirecte.

Pour la façon directe, il s’agit ni plus ni moins de vous confronter aux faits et voir ce qu’il en est. Il y a plein de façons d’y arriver ; pour n’en citer que quelques unes :

  • Se lancer à faire un BBL ou une conférence sur un sujet : Cela vous oblige à objectiver votre savoir et à le coucher sur un support. Ainsi, une fois le moment de stress passé une fois le sujet de votre BBL/Conférence retenu, vous pouvez prendre conscience de l’étendue de votre savoir. Bien sûr, en préparant la dire conférence, vous apprendrez des choses complémentaires mais pour le moins, vous vous rendrez compte que vous connaissez beaucoup de choses sur le sujet. Si le BBL ou la conférence se passent bien, vous aurez en outre cette confirmation par votre auditoire.
  • Mettre en pratique le savoir en question via la réalisation d’un projet perso ; plus on peut aller loin dans le projet (ou dans un délai court en fonction), plus on se rend compte que l’on maitrise le sujet.
  • Dans le cadre d’une mission / d’un projet, se rendre compte que l’on apporte une contribution significative au projet de part les connaissances / l’expertise que l’on apporte.
  • Et plus simplement, prendre le temps d’être fier de soi.

Si le travail sur soi est surement le plus accessible mais peut-être aussi le plus compliqué parfois, il y a parfois des contributions plus indirectes et qui font tout autant réfléchir. Il y a peu, deux entreprises référentes dans leur secteur du cloud m’ont contacté pour rejoindre leurs effectifs et ce pour deux postes intéressants. Spontanément, je n’aurais pas pensé à consulter les offres de ces entreprises, ne me jugeant pas assez compétent pour postuler chez eux.

Rien que le fait d’être sollicité par ces entreprises et pour ces postes obligent à revoir sa vision du monde pour se dire “Et pourquoi pas après tout ?”. Que vous souhaitiez réellement ou pas rejoindre ces entreprises importe peu (il faut quand même chercher à passer les entretiens avec une certaine motivation et être honnête avec soi-même), il peut être intéressant juste pour votre réflexion de voir jusqu’où vous pouvez aller dans le process et vous confronter à leur process de recrutement. Je l’avais déjà fait à plusieurs reprises l’année dernière avant de lancer mon activité, le refaire ces dernières semaines m’a donné un autre éclairage sur mes aspirations.

Que le résultat soit positif ou négatif importe peu au final, ce qui compte c’est le process de réflexion. C’est certes plus agréable qu’il soit positif puisque vous êtes alors en mesure de choisir si vous donner ou non une suite favorable. Mais même dans le cas d’une réponse négative, il y a toujours des enseignements à valoriser.

Dans tous les cas, je crois que la leçon face au syndrome de l’imposteur, c’est “faîtes des trucs !”, qu’ils soient à votre initiative ou celle d’un tiers et de valoriser ces trucs pour faire avancer votre projet et votre réflexion.

PS : pour la petite histoire, pour une des deux entreprises, cela s’est terminé par une réponse négative mais je suis content de l’avoir fait et des enseignements que j’en tire. Pour la seconde, c’est encore en cours…

29 May 2017, 22:25

Ce que j'ai appris en créant mon entreprise - la série - épisode 2

Avant tout merci pour le partage du 1ᵉʳ épisode et vos commentaires, cela motive pour la suite des billets :-)

Suite au premier épisode grâce auquel vous avez la bonne forme juridique, la bonne banque et le bon comptable, il est temps de penser à :

  • Les prestations que l’on va réaliser,
  • Les revenus escomptés, ses charges et donc son taux de facturation (TJM).

Tu fais plutôt quoi en fait ?

Je crois en fait que j’ai démarré mon entreprise dans le pire mode en fait. Initialement, l’entreprise devait être transitoire en attendant que j’en rejoigne une autre qui devait faire sa levée de fonds incessamment sous peu (et en fait non). Du coup, je me suis dit que j’allais bien trouver à faire de la prestation entre temps et avec un peu de chance, j’ai eu des missions rapidement. Cette réflexion n’a donc pas été menée à cette époque ou alors simplifiée à son extrême "ben je fais des trucs dans le monde du web et du devops ; dis-moi ce que tu veux et je te dis si je peux le faire" Sauf que comme toute bonne chose (ou pas), elle a une fin.

Arrive donc le mois d’Avril et Mai avec un niveau de facturation assez faible pour causes de vacances, conférences et de trop faible activité. Plutôt que d’attendre patiemment qu’une bonne âme m’appelle pour me proposer quelque chose, j’ai commencé à réfléchir sur mon activité et mon métier. A cela s’est ajouté deux choses, une séance du forum ouvert à SudWeb sur le « Plutôt Dev ou plutôt quoi ? » au cours de laquelle on a échangé sur comment on se définissait et le visionnage de Testez votre idée en quelques heures qui présente la méthode « Lean Canvas ». Ces éléments réunis ont permis de faire avancer ma réflexion sur mon activité et définir ainsi des composants majeurs et des composants mineurs et d’arrêter le syndrome « je fais de tout ». Par exemple, je sais coder mais pas au point de me considérer comme développeur à part entière et au regard de mes critères d’exigences (on reparlera du syndrome de l’imposteur une autre fois). Je vais donc passer ce composant de majeur à mineur. Je ne fais pas l’impasse dessus, c’est juste un bonus à mon activité principale et c’est celle qui e permet depuis des années de bosser avec des développeurs. Pour autant, je n’en suis pas un, je vais rester sur architecte web & devops car c’est fondamentalement ce que j’ai fait et ce que j’aime depuis des années maintenant.

Mettre un nom sur les choses permet d’avancer et de construire son identité et en l’occurrence son offre de services. La méthode Lean Canvas, avec mon expérience limitée et telle que je l’ai rapidement pratiqué ces derniers jours, m’a permis en tous cas de facilement itérer sur des idées et voir où le bât blesse. Je pense continuer à l’utiliser pour des idées de services que j’ai en tête.

Et à quel prix ?

Je vous passe le ne pas confondre chiffre d’affaires et résultat. La différence entre les deux étant les charges.

Pour déterminer votre TJM il vous faut plusieurs choses :

  • Déterminer votre revenu minimum souhaité en fonction de vos contraintes personnelles (vie de famille, prêt immobilier, impôts, etc)
  • Déterminer un nombre de jours facturés ; personnellement, sur les 200/220 jours ouvrés par an, j’ai considéré qu’il était raisonnable d’en facturer la moitié (100/110). Avec ces 100/110 jours. A 100/110 jours, je dois atteindre le point d’équilibre financier. Au-delà, c’est du bonus. Moins, c’est pas bon. Grosse différence aussi : quand vous ne travaillez pas, vous ne facturez pas. Bien anticiper les vacances !
  • Déterminer vos charges.

A propos des charges, il y a plein de choses à prendre en compte :

  • Vos cotisations salariales et patronales (URSAFF, retraite, etc)
  • La médecine du travail
  • Vos frais d’activité : locaux, accès internet, téléphone, matériel, papier, imprimante, encre, ordinateurs, etc.
  • Vos frais de comptable
  • Vos frais de mutuelle & prévoyance ; dans le cas de la SASU et de la convention collective SYNTEC, la mutuelle et la prévoyance sont obligatoires et sont financées par l’entreprise. Pour la mutuelle, c’est l’offre de base qui est financée par l’entreprise, des options peuvent être pris par le salarié pour une meilleure protection.
  • Votre Responsabilité Civile Professionnelle
  • La TVA ; surtout n’oubliez pas que vous collectez de la TVA pour l’État et que vous devrez la régler. La TVA déductible est assez faible a priori. Même si ce n’est pas tout à fait juste, vous pouvez considérer que votre chiffre d’affaires, c’est uniquement vos prestations hors taxes !
  • Les autres coûts que j’ai pu oublier.

@libellule, qui fait un blog RH très accessible pour les non initiés au passage, a fait une mini-conférence à ce sujet à Sud Web intitulée "Parce que vous le valez bien" (lien vers le billet) montrant que le TJM naïf de 100 € que l’on peut faire en tant que salarié (revenu mensuel net / 20 jours) est complètement faux et que l’on monte vite à 350 € et plus.

Avec tout ça, vous pouvez vous faire un joli tableau dans votre tableur préféré avec les produits et les charges et vous pourrez déterminer :

  • Votre seuil de rentabilité (à partir de quand vous gagnez de l’argent une fois toutes vos charges couvertes)
  • Votre CA minimum à réaliser et donc votre TJM en le divisant par le nombre de jours à facturer.

Renseignez-vous également pour savoir si votre TJM est dans la norme pour votre activité, votre expérience et votre localité. Un TJM trop haut peut être disqualifiant (sauf si vous de quoi le justifier) mais un prix trop bas peut nuire à votre crédibilité, fausser le marché (vos pairs ne vous diront pas merci) et surtout ne pas vous rendre service si en fait vous n’êtes pas rentable à ce TJM là.

En synthèse :

  • Prenez le temps de définir votre identité professionnelle et votre activité,
  • Prenez bien tous vos coûts en compte et votre revenu escompté pour bien définir votre TJM afin d’avoir une structure de coût pérenne (moyennant le fait d’avoir une activité)

Suite la semaine prochaine !

22 May 2017, 15:23

Ce que j'ai appris en créant mon entreprise - la série - épisode 1

Je vais démarrer une série sur les apprentissages que j'ai pu faire ces derniers mois depuis la création de CérénIT. Outre l'objectivation des faits qui me sont utiles, j'espère que cela sera également utile pour d'autres personnes. Il va y avoir des enseignements assez classiques et des choses plus personnelles. J'aborderai un maximum de 3 sujets par billets pour ne pas faire trop long.

Contexte

J'ai créé mon entreprise après une quinzaine d'années de salariat. Au départ, cela se voulait temporaire (quelques mois, < 6) le temps d'en rejoindre une autre qui était en cours de levée de fonds, pour facturer diverses prestations annexes à mon ancien travail et facturer de nouvelles prestations, car il faut bien vivre :-)

D'un point de vue personnel, je suis marié, j'ai 2 enfants (7 & 10 ans) et une maison avec un prêt.

Forme juridique : de l'auto-entreprise à la SASU.

Au début, par simplicité et pensant que la solution était transitoire, j'ai créé une auto-entreprise. C'est simple et rapide au niveau des démarches, cela coûte pas grand-chose au niveau des frais et globalement, comme j'étais encore salarié au moment de sa création, je bénéficiais encore du régime général pour la santé et du reste.

Des points que beaucoup de gens oublient ou auxquels ils ne font pas attention (moi le premier parfois) :

  • Le chiffre d'affaire autorisé, 32K€ (arrondi par simplicité), est annualisé. Tout le monde regarde le montant alors que l'information importante est "annualisé". Si vous commencez votre activité en Juillet, alors le plafond de chiffre d'affaires pour les 6 mois de l'année restant est de 16 k€ ! Pas question de faire 32K€ en 3 mois par ex, dans ce cas, l'URSAFF & co vont considérer que vous auriez fait 32*4=128K€ de chiffre d'affaires sur une année complète. Même si les mécanismes de dépassement et de requalification d'AE en entreprise individuel ont été un peu assouplis (tolérance de dépassement sur 2 ans de mémoire, et pas de rétroactivité des charges sur l'année en cours), prenez bien en compte ce seuil et son effet prorata temporis.
  • De toutes les façons, si vous dépasser les 32K€, vous dépassez également le seuil à partir duquel la TVA va être exigée.
  • Le régime d'AE n'est rentable que pour des métiers avec des faibles charges. En effet, les cotisations et les impôts sont assises sur le chiffre d'affaires. Si vous avez beaucoup de charges, votre résultat (chiffre d'affaires - charges) peut-être faible et dès lors vos cotisations peuvent être supérieures à votre résultat. Si vous avez beaucoup de charges, il vaut peut-être mieux envisager un régime où vos cotisations sont assises sur votre résultat plutôt.

Fin 2016, sur la base de mes chiffres de 2016 et sur mes projections pour 2017, j'ai vu que je dépasserai rapidement les seuils pour le TJM et la volumétrie de jours facturés que j'escomptais. Il m'a fallu alors voir pour une "vraie" société et définir le statut le plus adapté. Mes principaux critères étaient alors :

  • Pensant l'existence de cette entité courte du fait que je rejoindrais l'autre entreprise, je voulais avoir un régime un peu similaire à celle de l'AE où tu payes tes cotisations au fur et à mesure et pas 18 mois après dans le cadre d'une régularisation.
  • Je voulais protéger ma famille et mes biens au cas où cela ne fonctionnerait pas
  • Je voulais éviter le RSI dans la mesure du possible
  • Je voulais limiter dans la mesure du possible une structure générant trop de charges fixes. Dans le cas où je rejoindrai l'entreprise en question, il était prévu que je garde mon entreprise pour des petits projets. Je voulais donc pouvoir facturer quelque chose sans que tout parte en charges diverses pour n'avoir quasi rien au final.

Au-delà des renseignements trouvés sur internet, j'ai surtout assisté à un atelier sur les impacts juridiques et sociaux des différentes formes juridiques d'entreprise. Cela m'a permis de démystifier un peu les formes juridiques, d'en découvrir de nouvelles, de découvrir le statut de travailleur non salariés, les régimes fiscaux et sociaux de chaque forme, etc. Pour autant, toutes les implications n'étaient pas totalement claires pour moi. J'ai alors rencontré un premier comptable dans l'optique d'avoir son avis sur la forme juridique et sur le coût d'un comptable pour une entreprise comme la mienne. Même si les comptables ne sont pas des juristes ou spécialistes en statut d'entreprise, il est possible de leur confier ce travail sous réserve de leur donner la comptabilité de votre entreprise. Ce service de conseil est autorisé par l'ordre tant qu'il est vu comme une activité annexe de leur service comptable. Sa réponse ne m'a pas plu (moi je ne fais que des entreprises de type XXX, c'est plus simple), je suis allé en contacter un second comptable dont je suis très satisfait. Après une première prise de contact et un questionnaire de 60 questions, il a été en mesure de me conseiller sur la meilleure forme de société à adopter, répondre à mes différentes questions. Nous avons ainsi défini les services auxquels je souhaitai souscrire et une fois la contractualisation passée et la présentation des outils à utiliser pour mon suivi commercial et comptable, cela roule tout seul et en toute confiance depuis. Mine de rien, c'est très important vu que pendant ce temps-là, je peux me consacrer à mon activité tout en sachant que la partie comptable et sociale (bulletin de salaires, cotisations, etc) sont sous contrôle. Il m'a également fourni un modèle de statuts pour la création de l'entreprise et la relecture nécessaire pour éviter des erreurs de débutant pouvant entraîner des frais supplémentaires lorsqu'il faut corriger les statuts en question.

Au final, j'ai donc choisi une SASU qui répond aux différents critères énoncés plus hauts :

  • J'échappe au RSI et mieux, je reste au régime général (je suis dirigeant salarié de ma SASU). Ayant déjà 15 ans d'ancienneté à ce régime, il était plus intéressant pour moi d'y rester même si je paye un peu plus de cotisations en contre-partie,
  • Ayant une vraie entité morale avec un capital social, ma responsabilité est limitée à ce capital. Mes biens et ma famille sont protégés.
  • Je peux déclarer mes charges et ma TVA dès le début, je n'ai pas à attendre une régularisation dans 18 mois.
  • Si en fin d'année je laisse des fonds dans l'entreprise, je ne paierai pas d'impôts dessus contrairement à une entreprise individuelle mais seulement sur les revenus effectivement versés. L'entreprise paiera éventuellement l'impôt sur les sociétés en fonction du résultat final en contre-partie.
  • Seule ombre au tableau : une entité morale demande une comptabilité d'engagement (partie double, plus d'écritures, etc) qui est plus complexe qu'une comptabilité de trésorerie (simple différence produits - charges, comme votre compte en banque personnel quoi) et donc occasionne des frais de comptable un peu plus important. Au quotidien, je ne vois pas cette complexité d'un point de vue opérationnel.

La banque

Autant pour des AE ou des entreprises individuelles, il vous suffit d'un compte "pro" dans n'importe quelle banque, y compris une banque en ligne. Pour une entreprise morale (SASU, SAS, SA, etc), il vous faut un compte dans une banque avec des établissements physiques. Ce serait essentiellement dû pour la déclaration de dépôt du capital pour les parts sociales.

Un conseil simple : faites le tour des banques, comparer les tarifs et ne visez pas forcément les plus grosses afin d'être sûr d'avoir un conseiller qui pourra vous porter attention et qui pourra être décisionnaire. Si vos besoins de fonds sont limités, pas besoin d'avoir une "grosse" banque !

En résumé pour ce premier billet :

  • Bien choisir sa forme juridique d'entreprise en fonction de votre histoire, de vos critères et votre activité ; l'AE n'est pas forcément la panacée.
  • Bien choisir son comptable pour éviter tout oubli ou toute erreur à l'initialisation de l'entreprise et vous permettre de vous concentrer sur votre activité au quotidien, tout en ayant un suivi mensuel de votre activité. Cela a certes un coût, mais il faut choisir ses batailles.
  • Bien choisir sa banque : au-delà du coût des services, c'est la disponibilité et la capacité à vous accompagner du banquier qu'il faut pouvoir évaluer.

16 Jan 2017, 17:30

Migration

Mon stock de crédits d'hébergement chez Gandi étant arrivé à sa fin il y a quelques mois, j'avais pris la décision de migrer chez Scaleway après une période de tests et aussi parce que c'est moins cher au regard de mes besoins. Faute de temps, j'ai renouvelé les crédits et reporté plusieurs fois la migration mais cette fois-ci elle est faite.

Plusieurs choses dans cette migration :

  • Migration de tous les sites (bouts de sites) vers des containers docker ; l'occasion d'améliorer ma connaissance de docker, docker-compose et de traefik comme reverse-proxy dynamique au dessus de ces containers et gestion automatique des certificats Let's Encrypt.
  • Utilisation d'Ansible pour piloter les déploiements, avec l'objectif de ne pas avoir à me connecter en ssh sur la machine pour gérer un déploiement ou piloter un composant.
  • Faire le ménage dans les différents services, logiciels, contenus & domaines existants.

Ce qui a bien marché :

  • La partie docker, docker-compose et traefik - pas de gros soucis ; quelques limitations parfois mais rien d'insurmontable : un container "cron" pour piloter ses sauvegardes, faut se faire à l'idée mais c'est plutôt pas mal ; traefik ne supporte pas encore la redirection https pour les containers docker ou la gestion des path pour des containers docker.
  • Faire le ménage :-)
  • Au passage, les contenus du blog Web Enthusiasts ont été migrés dans ce blog et sont disponibles avec le tag web-enthusiasts.
  • L'approche de bout en bout avec Ansible : lorsqu'un service est déployé, il l'est en lui-même mais aussi les scripts de backup & co. C'est rassurant de savoir que l'application est correctement déployée sans avoir à se poser de questions.

Ce qui a moins bien marché :

  • Le pilotage via Ansible : à vouloir tout mettre dans un seul playbook pour gérer 6 domaines et pas loin de 20 applications au final (une application peut être instanciée n fois par domaine), ce n'est clairement pas la bonne idée. Si les rôles unitairement tiennent la route, c'est plus la gestion des variables et la multi-instanciation d'un role qui pose problème à ce stade. La faute n'est pas à Ansible mais à ma façon, il faut "juste" remodulariser tout ça ; reste quand même la question de la multi-instanciation d'un service qui reste ouverte (sauf à faire un playbook par url ?)
  • Le pilotage des containers docker via Ansible. Outre les bugs sur le build mal géré et d'autres ici ou là suivant les versions d'Ansible utilisées, je pense que ce n'est juste pas la bonne façon de faire. Autant utiliser des templates Ansible pour gérer ses fichiers docker-compose et autres fichiers associés est plutôt une bonne idée. Autant pour exécuter ses containers, il vaut mieux partir sur un orchestrateur. Ce sera la prochaine itération de cette plateforme d'hébergement.

Ce qui reste à faire :

  • Redirections d'urls propres
  • Régler quelques bugs ici ou là
  • Finalisation des backups pour les derniers containers gérés hors Ansible
  • Arrêt et destruction du serveur précédent
  • Tester en profondeur Kubernetes, Rancher en plus de Swarm pour savoir quelle solution d'orchestration retenir :)

24 Nov 2016, 22:31

Codeurs en Seine 2016

Après Codeurs en Seine 2015, j'étais ce jour à l'édition 2016. Si j'avais été enchanté l'année dernière, je ressors avec un avis plus mitigé sur cette version, comme je l'avais préssenti à la lecture du programme. Je pense que c'est plus lié à mon état d'esprit du moment et aux derniers changements professionnels qu'à la qualité des conférences en elles-mêmes.

Sur le plan technique :

  • J'ai bien aimé la conférence sur Vue.js, "Vue, j'avais pas vu" ; elle a permis de faire un tour du framework et confirmer que je dois me faire un prototype avec prochainement. Le framework semble simple et plus léger qu'AngularJS, tout en étant performant et offrant un niveau équivalent de fonctionnalités (au moins pour la couche vue).
  • La conf "Dev vs Wild" (slides)était intéressante dans la mesure où elle faisait un focus sur la sécurité des applications. L'approche a été assez pédagogique. Après quelques mauvais exemples de pratiques vues sur le terrain, la présentation cherchait à montrer comment intégrer facilement la sécurité dans sa démarche de développement
  • J'ai un peu été déçu par le guide de survie de l'internationalisation d'un site ou alors je ne suis pas si mauvais que ça dans l'internationalisation des sites. S'il y a des retours d'expériences intéressants, je n'ai pas appris grand chose.

Sur le plan humain et en vrac sur la base de "codeurs du monde", "digital nomad, développeur sans domicile fixe", "petit guide de survie dans la complexité d'un projet web" et de "15 ans de qualité Web : stop ou encore ?", il y a un focus sur l'humain, les conditions de travail, la confiance au travail, les nouvelles formes de travail, la chance de pouvoir exercer un métier dans le web en France (nombre de meetups/conf/..., formation, opportunités d'emploi, etc) même si des points peuvent être amélioré (culture, diversité, etc) ou encore l'équilibre vie privée / vie profesionnelle. Cela alimente et va alimenter pas mal de réflexions en cours notamment dans le cadre de ma jeune activité CérénIT.

Au final, une bonne journée, de belles réflexions et de belles rencontres, même si sur la partie technique, j'avais préféré la version 2015.

03 Oct 2016, 14:30

Vers un hiver en toute 'CérénIT-é'

Dans 4 semaines exactement, je quitte JCDecaux après 8,5 années à différents postes : d'intégrateur (appelé aujourd"hui ingénieur DevOps) à responsable de centre de compétences en passant par chef de projets, expert web, architecte web ou encore responsable de domaines. Au-delà de ces libéllés, mon fil conducteur a été de développer l'idée de ce que j'appelle "un architecte platforme". Ce rôle doit permettre l'adéquation entre des besoins métiers et la plateforme sous-jacente dans ses dimensions "développement" et "production/infrastructure". Par conséquent, j'ai toujours conservé une forte activité opérationnelle dans les projets par pragmatisme et intérêt : j'aime comprendre ce que je fais/conseille et réciproquement, je conseille ce que je sais fonctionner et répondre aux besoins. Je fais parfois le grand écart entre une activité et une autre mais ça répond bien à ce que j'appellais "le généraliste, dégrippeur de rouages, interconnecteur de personnes et orchestrateur du succès de vos projets".

Je dois rejoindre une petite structure en tant que Directeur Technique (CTO) afin de refondre leur plateforme existante et surtout l'enrichir de nouveaux services et les accompagner dans leur développement à l'international. Cela reste néanmoins conditionné par une levée de fonds en cours. De part le montant demandé et le potentiel de l'entreprise, j'ai fait le pari avant l'été que la levée de fonds se ferait rapidement et que je pouvais poser ma démission pour être disponible le lendemain de la levée de fonds. D'où une démission posée le 4 juillet pour une fin de contrat du 31 octobre. Le Brexit et les vacances estivales ont un peu ralenti le processus mais je reste confiant. Je reste persuadé que cela va se faire, c'est juste une question de temps.

Pour ne pas me retrouver sans revenus jusqu'à cette levée de fonds, j'ai crée en parallèle une structure sous le nom de CérénIT ; l'idée étant de proposer des prestations autour du concept "d'architecte de plateformes numériques":

  • Etude & cadrage de besoins,
  • Architecture applicative et système,
  • Développement,
  • Intégration & Déploiement,
  • Hébergement / Infogérance,
  • Coordination / Gestion de projet.

Il y a déjà quelques clients et un projet de refonte du site internet d'un club de voile en cours avec un CMS fort sympathique découvert pour l'occasion. Ce projet doit se finaliser dans les prochaines semaines.

J'ai donc des disponibilités à compter de début novembre et s'i l'on prévoit large jusqu'à fin mars. Il est convenu que si le lévée de fonds se fait alors que j'ai une mission en cours, je finirais la mission en tout état de cause. Pas de risque de votre côté que je vous laisse tomber au milieu de gué. A l'inverse, si la levée de fonds ne se fait pas, alors CérénIT sera amené à se développer et à perdurer.

Si vous, ou vos connaissances, ont besoin d'un profil comme le mien pour faire avancer des projets web le temps que la levée de fonds se passe, alors faites-moi signe.

18 Sep 2016, 21:35

The Bugs, jeu de cartes coopératif pour découvrir la programmation

Il y a quelques mois, j'ai participé sur un coup de tête à la campagne participative de The Bugs édité par Magik Square. J'ai reçu mon exemplaire durant l'été et nous n'avons fait notre première partie que cet après-midi. Ci-après mes retours suite aux parties avec mes enfants (presque 7 ans et 9 ans et demi)

Sur la forme :

  • les cartes sont jolies et claires ; on pourrait juste espérer qu'elles soient un peu plus épaisses pour une durée de vie plus grande.

Les questions que j'ai eu sur les règles et sans réponse immédiate :

  • Peut-on mettre des cartes constructions à coté des cartes d'énergies bleues ou bien est-ce que l'on a un circuit de construction d'une part et d'énergie d'autre part ?
  • Un robot ami peut-il se déplacer sur des constructions ou bien uniquement sur l'énergie bleue ?
  • A partir du moment où 2 joueurs relient leur circuit, ils peuvent compléter chacun n'importe quel pan du circuit commun ? Exemple, mettre une carte à l'autre bout du circuit crée par un autre joueur ?
  • Dans la partie 'attrape bug', quand le bug touche le circuit, les pièces de construction sont perdues. Sont-elles remises en jeu dans la pioche ou bien juste perdues (défaussées) ?
  • Dans la partie "attrape bug", à quel moment peut-on prendre des cartes programmation du robot bug ? On les prend toutes ? celles que l'on veut ? On applique la carte qu'à son/ses robots ? A tous ?

Sur le fond :

  • Nous avons commencé par le mode le plus simple pour nous faire la main et monter en complexité au fur et à mesure ; nous avons donc fait "la boucle", "le bug fou" et "l'attrape bug". Les deux premiers sont simples mais utiles pour une prise en main, on commence vraiment à apprécier le jeu avec "l'attrape bug".
  • J'ai un sérieux doute sur l'appréhension de la notion de programmation par les enfants. Ils voient en effet les cartes programmation comme des cartes outils mais ni plus ni moins je pense que des cartes "à pouvoirs" dans d'autres jeux. La notion de programme du robot bug ou ami via l'historique des cartes programmations jouées, passe au dessus des têtes de tout le monde je pense.

Au final, un jeu sympathique. La dimension coopérative est agréable et le fait que le robot bug puisse être réinitialisé en cours de partie crée des aléas et peut relancer le jeu de diverses façons (on a cru tomber en rade de cartes sur une partie). Les enfants et moi avons passé un bon moment et nous rejouerons prochainement avec ce jeu. Les enfants ont surtout je pense adopé l'idée du mode des robots. Néanmoins, je reste sceptique sur la dimension programmation et l'initiation à la programmation mise en avant par le jeu.

31 Aug 2016, 22:26

Quête d'un bureau assis-debout

A la demande de Martin, un petit compte-rendu de ma quête d'un bureau assis-debout.

En partant d'une simple requête Google pour "Bureau assis debout", on obtient cet article "12 modèles pour travailler debout" qui permet d'avoir un panorama des solutions existantes : du simple morceau de bois permettant de poser son portable au bureau ultra design voir kitch à plusieurs milliers de dollars.

Via Jérome, je (re)découvre les bureaux de la marque Ergotron ; leur site est moche et mal fait mais cela donne déjà un bureau dans un budget intermédiaire (600 à 750€ pour le Workfit D). Je lui reprocherai juste la taille du plateau (120x60) que je trouve un peu petite pour un bureau, ayant été habitué à un 160x80.

Chez Ikea, il y a 2 gammes de bureau assis/debout : la gamme Bekant propose des modèles assis/debout avec un système électrique et plusieurs tailles de plateau (droit, à angle, polygonal ; à vous de choisir le modèle qui vous convient) ; coté budget nous sommes toujours entre 600€ et 780€. Il y a une autre série avec une manivelle ; je l'ai rapidement testé en magasin : le tour de manivelle ne semblant pas faire monter ou descendre le plateau de beaucoup de centimères, je me suis vite dit que je me lasserai vite de la manivelle et que le bureau resterait en mode fixe assez rapidement. Le bon point d'Ikea étant qu'ils ont des plateaux plus grand.

Je me suis rendu chez Allée du bureau, à proximité de la maison, pour voir ce qu'ils avaient en stock. La encore on retrouve des modèles électriques ou à manivelle. Si les derniers sont sous la barre des 1000€, les premiers sont plutôts supérieurs à 1500€. Je suis reparti avec une chaise sous le bras, ainsi qu'un repose pieds mais sans bureau... Néanmoins, un enseignement fut qu'il est nécessaire d'avoir des accoudoirs pour poser ses avant-bras et détendre une bonne partie du dos... (ceci explique alors mes maux de dos au bureau mais ceci est une autre histoire...)

A regarder différents sites et retrouvant des offres et des budgets toujours assez similaires, je commençais un peu à perdre foi dans ma quête. J'ai alors envisagé un bureau normal sur lequel on pourrait poser un sytème additionnel comme ceux de Varidesk permettant d'arriver à mes fins. J'avoue ne pas être séduit pas le système. Il y a aussi la version DIY plus économique certes (ex : "Mon bureau assis debout pour moins de 110€) mais dont je crains que l'efficacité soit également moindre.

Cherchant à savoir si ma quête serait utile ou futile, je finis par tomber sur ce cadre à 268€. Je me renseigne alors sur son fabricant : Autonomous et son SmartDesk. Le projet est issu d'une campagne Kickstarter qui s'est bien déroulée. En jouant avec leur configurateur, j'arrive à une version à moins de 500$ ; bon autant le dire tout de suite, les 299$ de livraison pour la France furent une douche froide. Néanmoins, après prise de renseignement par twitter et email, Autonomous vend bien via Amazon et expédie depuis les Pays-Bas. Il y a juste moins d'options que sur le site.

Je me décide donc pour le modèle avec la table en bambou et le plateau ergonomique qui fait 134x76. J'escompte de l'arrondi de pouvoir poser mes avant-bras plus facilement sur la table qu'avec un plateau rectangulaire. La taille du plateau est en outre un bon intermédiaire entre le bureau ergotron (120x60) et du 160x80. Le tout pour un budget <500€.

Suite au prochain épisode quand il sera livré... en espérant avoir fait le bon pari pour le rapport qualité/prix.