De l'Etat de droit à l'Etat de sécurité

Dans la continuité d'hier sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité, un article du monde par un philosophe sur le glissement de l'Etat de droit vers l'Etat de sécurité fort intéressant :

Maintien d’un état de peur généralisé, dépolitisation des citoyens, renoncement à toute certitude du droit : voilà trois caractères de l’Etat de sécurité, qui ont de quoi troubler les esprits. Car cela signifie, d’une part, que l’Etat de sécurité dans lequel nous sommes en train de glisser fait le contraire de ce qu’il promet, puisque – si sécurité veut dire absence de souci (sine cura) – il entretient, en revanche, la peur et la terreur. L’Etat de sécurité est, d’autre part, un Etat policier, car, par l’éclipse du pouvoir judiciaire, il généralise la marge discrétionnaire de la police qui, dans un état d’urgence devenu normal, agit de plus en plus en souverain.
 
2016, ça va être compliqué pour le moins...
 

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